Hello :)
Aujourd'hui je vous retrouve pour vous parler d'un genre qu'on n'a pas encore abordé sur ce blog, les livres de bien-être. Je vous avais déjà
parlé à l'occasion du
Livre du Hygge sur notre autre blog
Le Boudoir, que Gaby avait lu a
posteriori, dans la même édition que le livre dont je vais vous parler et
qui propose aussi d'autres livres sur le bonheur etc.
Je n'avais pas réouvert un livre de ce genre depuis le Miracle Morning
que finalement je n'ai pas eu le courage d'appliquer en entier. Mais la
période un peu montagne russe que je traverse en ce moment en matière
de motivation, études, travail et obligation m'a donné envie de me
replonger dans un livre détente.
En faisant une recherche sur une très belle édition de livre sur le
Hygge, je suis tombée sur cette nouvelle parution des Editions First. Le
bon souvenir que j'avais du Livre du Hygge a fait que j'ai tout de suite eu envie de l'acheter et son aspect minimaliste a fini par me convaincre.
► J'ai donc acheté ce livre avec beaucoup d'espoir et en un sens, je n'ai
pas été déçue. Le livre aborde une certaine philosophie de vie issue de
Suède qui pourrait se traduire par "ni trop, ni trop peu" et appliquée
dans tout les sens de la vie : aussi bien au travail qu'en famille, en
déco et consommation.
C'est un mode de vie qui
évite au maximum la surconsommation, on consomme ce dont on a besoin
sans gâcher le surplus, car justement, on éviter le surplus en
n'achetant que ce qu'il faut.
► J'avais envie de découvrir comment les Suédois appliquaient cela à leur
mode de vie et comment il en faisait une philosophie du bonheur. C'était
vraiment intéressant de découvrir comment ce « ni trop, ni trop peu »
s'appliquait aussi bien dans la relation avec les autres que dans le
commerce. Les suédois semblent s'être approprié au niveau national une
pratique de vie écologique et écoresponsable à partir de ce principe qui
pousse à ne pas surconsommer mais à ne pas non plus vivre uniquement
avec le minimum vital. Les Suédois savent se faire plaisir mais avec une
commune mesure assez étonnante.
► J'ai trouvé ça intéressant de voir que dans leur rapport avec les
autres, il fallait rester « dans la norme » et ne pas imposer sa
richesse ou son succès, chose mal vue semble-t-il, alors qu'ici on est
souvent habitué à se mettre toujours en compétition avec les autres et
afficher ses succès. Mais ça m'amène à un point qui m'a un peu dérangée :
d'après le livre, l'esprit lagom qui s'applique dans les rapports avec
les autres, implique de devoir rester dans la norme, d'être « moyen »,
on ne cherche pas a exceller et à dépasser les autres mais à faire comme
tout le monde, à rentrer dans un moule qui implique d'être bon mais «
ni trop, ni trop peu ». Et je trouve ça assez hallucinant : par exemple,
on apportera moins d'attention à l'élève qui réussit très bien qu'à
l'élève en difficulté; si le principe est bien, car on est d'accord, il
faut aider les élèves en difficulté, j'ai du mal avec l'idée de ne pas
pousser quelqu'un qui a des facilités et l'envie de s'améliorer dans un
domaine.
Je ne peux m'empêcher d'imaginer le jeune Mozart dans ce contexte : lui
aurait-t-on demandé de ne pas faire étalage de son talent pour rentrer
dans la norme ?
De même, on n'affichera pas d'excentricité vestimentaire... mais
pourquoi ? Cet aspect de la philosophie de vie Suédoise m'a donné
l'arrière goût d'un univers dystopique où l'unité dans tous les aspects
est la norme... Je pense que c'est probablement du à la façon dont
l'auteure a tourné les choses et sa façon de revenir à cette norme qui
m'a donné cette impression mais j'ai vraiment trouvé cet aspect «
malaisant »...
J'aimerais quand même me pencher un peu plus sur le mode de vie Suédois,
cette façon de lier leur gouvernement aux intérêt écologiques et
sociaux est vraiment très intéressante et nos pays devraient prendre
exemple sur la Suède. Ca donne vraiment envie de partir découvrir ce
pays ;)
8 / 10
Hello !
Je vous retrouve aujourd’hui pour une lecture sur le thème des modes de vies minimalistes, écologiques,
plus slow : c’est pour cette raison que je me suis intéressée au Livre du Lagom, mais aussi pour cette
raison que je ne l’ai pas lu tout de suite ; parce que j’en connaissais
déjà pas mal sur le sujet et j’avais peur que ce soit redondant… Mais
finalement, je me suis dit que cette lecture courte pourrait tout de même être
intéressante et m’apporter 2/3 trucs :)
► J’ai été contente de découvrir dans ce livre toute une
culture qui m’était inconnue (même si les pays nordiques sont réputés pour
leurs tendances slows), mais surtout toute une politique d'Etat à laquelle je m’intéresse
de plus en plus : concernant la parité homme-femme tout d’abord, mais
aussi leurs idées géniales pour des logements étudiants slows mais
ergonomiques, et surtout toute la politique lagom au travail qui fut mon
chapitre préféré !!! Je dis un grand OUI !! Nos pays devraient
vraiment s’en inspirer !! J’ai donc tout de même appris quelques trucs, notamment
concernant l’organisation du temps de travail plus optimal, qui même s’il
concerne le travail en entreprise a été très inspirant pour moi, étudiante !
► Pour la structure du livre, j’ai bien aimé l’organisation en
catégories, qui m’a fait penser à Zéro
Déchets de Béa Johnson : cela permet de ne pas plonger dans le trop
général (ce dont j’avais peur) et de donner des conseils plus pertinents !
L’utilisation de nombreux témoignages/interviews étaient aussi très
enrichissante, même si j’avoue en avoir sauté quelques-unes xD Pareil pour la
présentation détaillée d’exemples concrets (les différentes marques de
vêtements slows par exemple), qui est un véritable plus (encore une fois,
ça permet de ne pas tomber dans le trop général) ! Et bien sûr, un
véritable atout de ce livre était les superbes illustrations photos, parfois en
double page, d’une superbe qualité ; et même la qualité du livre en
général (le papier, la couverture…), qui contribuent à rendre la lecture très
agréable !
► Un aspect m’a gênée cependant : toute cette idée de
rester « dans la norme »… On
peut très bien, à mon sens, être minimaliste sans plonger dans le conformisme
(qui pour moi est mauvais parce qu'il n'admet aucune remise en question, aucun
esprit critique, sous prétexte que "On a toujours fait comme ça/Tout le
monde fait comme ça" : ça peut être dangereux, surtout si la
communauté concernée est un peuple entier!). Cette idée part pourtant d'un bon
sentiment (ne pas blesser les gens en leur donnant le sentiment d'être inférieur),
mais encore une fois il est à mon avis nécessaire de distinguer minimalisme et
conformisme. Surtout que là, j’ai l’impression que ça devient surtout un
système de surveillance entre individus, ce qui pour le coup va totalement à l’encontre
de l’intention de départ ! Je cite quelques passages : « En
Suède, le plus important c’est de se fondre dans la masse. Du coup, on tend à
avoir toute et tous un style très semblable, c’est une sorte de preuve d’intégration
au groupe. » / « Si un Suédois fait redécorer sa maison, la première
chose que ses amis lui demanderont alors c’est de quelle couleur est le fond
vägg. Une autre manière de vérifier que lui aussi a bien exécuté cette tendance
adoptée par tous ». Bref, pour moi : un comportement altruiste qui
vise à ne pas dévaloriser ses congénères en n’exhibant pas ses qualités à
outrance, OUI ; un système de normes à respecter où tout le monde
surveille tout le monde au risque de se faire exclure de la société, NON !
Mais cette idée est peut-être à relativiser: ce livre se
veut lui-même un peu vendeur, un peu « exotique », en grossissant des
traits caractéristiques de la culture suédoise et en les tirant hors-contexte,
mais à mon avis dans les faits les comportements sont moins rigides que cela… Je
pense qu'il s'agit surtout, de la part de chacun, de faciliter la vie en
communauté ^^
Bref, une lecture enrichissante sous tous les points ;
bien que, il faut l’avouer, j’étais déjà pas mal au courant de tous les
conseils slows donnés par l’auteure ! Je pense tout de même acheter ce
livre pour le relire à l’occasion, car il est vraiment très agréable !
8/10
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